ECOGAMI


Éric François

Petite bio

Eric vit entre la France et l’Argentine. Il a découvert le papercraft en 2016, en trouvant par hasard sur le web la photo d’un trophée d’animal. Admiratif, il a d’abord cherché à savoir s’il pouvait fabriquer lui-même une telle sculpture de papier et c’est sur un site spécialisé qu’il a acheté son premier patron, une tête d’éléphant.

Révélation « J’ai adoré la phase d’assemblage. Au calme chez moi, avec ma musique préférée, le découpage, le pliage et le collage sont alors devenus une source de relaxation, un passe-temps doublé d’un divertissement. » Les sculptures se sont enchaînées, chacune apportant sa charge d’émotion et, de manière immuable, une immense satisfaction, avec une pointe d’orgueil !


Comment passe-t-on de la phase « loisir » à la phase « production » ?

Début 2017, après avoir construit une dizaine de sculptures, je me suis demandé si je ne pouvais pas créer mes propres sculptures en papier. J’ai cherché sur Internet, cela semblait être en dehors de mes compétences, mais j’étais motivé ! Alors après avoir fait connaissance avec plusieurs logiciels de conception 3D, j’ai appris à transformer un objet en trois dimensions en un patron deux dimension… Ecogami démarrait et quelques mois plus tard, je lançais mon propre site dédié EcogamiShop.com


Pourquoi le nom Ecogami ?

« Eco » vient de « Ecologie » et « gami » vient du mot « Origami » qui est un autre art du papier. J’aimais bien le mot dans son ensemble, « Ecogami », je l’ai donc adopté !


Quel est votre style de créations ? Pourquoi êtes-vous autant attiré par les sculptures d’animaux ?

J’ai toujours aimé la nature et les animaux. Dans mon enfance, ma mère m’achetait la revue « Nature » que je lisais toujours en entier. J’avoue qu’à l’époque, je ne comprenais pas toujours les articles plus scientifiques mais leurs superbes photos d’animaux me fascinaient.

Aujourd’hui, je vis en ville mais mes racines sont toujours à la campagne. C’est pourquoi la plupart de mes créations représente des animaux. Je me sens concerné par les sujets d’actualité comme le changement climatique et le déclin de la biodiversité. Représenter des animaux est donc une sorte d’hommage. C’est aussi un thème universel qui plait à beaucoup de gens.

Mes grands-parents avaient des trophées de cerf dans leur salon. Ils m’impressionnaient même si je les regardais aussi avec tristesse. C’était une autre époque, aujourd’hui, je suis fier d’offrir un substitue sans qu’aucun animal ne soit tué.


Il ne s’agit pas à proprement parler d’origami, même si le résultat s’y apparente ?

L’origami et le papercraft ont des points communs, ce sont tous deux des arts du papier. D’ailleurs le papercraft est parfois nommé « Origami 3D » ce qui peut prêter à confusion. Ce sont tout de même deux choses bien distinctes. L’origami, c’est l’art de plier le papier afin de former une sculpture.

Le papercraft c’est comme un puzzle mais en trois dimensions. Le papier est cartonné (plus épais que le papier origami), et, la technique implique du découpage, pliage et collage. Les patrons papercraft ont tous des pièces à découper (aux ciseaux ou avec une machine spéciale découpage), chaque pièce a des languettes, des numéros et des lignes de pliages. Il y a deux sortes de pliages (montagne et vallée). Les numéros vont par paire. Il suffit donc de coller les numéros entre eux (grâce aux languettes) et de suivre l’ordre du patron.

Il y a deux techniques d’assemblage : avec les numéros à l’extérieur de la sculpture ou bien avec les numéros à l’intérieur de la sculpture. La deuxième technique est un peu plus difficile mais elle offre la possibilité d’utiliser du papier de couleur. J’utilise la première (la technique des numéros apparents) car une fois l’assemblage terminé, je peins mes sculptures. La peinture permet notamment de consolider la sculpture.

Pour moi un des plus de cette activité, c’est justement la personnalisation finale. Les options de « customisation » sont infinies et laissent donc place à l’imagination. J’aime beaucoup voir les réalisations de ceux qui assemblent nos modèles car c’est à chaque fois une surprise.


Quelles sont vos sources d’inspiration ?

J’ai de nombreuses sources d’inspirations. D’abord et comme cité précédemment, il y a les animaux mais pas que. Je m’inspire également avec des objets déco que j’ai chez moi ou que je trouve en flânant sur Pinterest.


Combien de temps met-on à réaliser un trophée animal ?

Cela dépend beaucoup du modèle en question et de la personne qui assemblera la sculpture. Ces sculptures sont dites « Low Poly » qu’on pourrait traduire par « sculptures à facettes ». Certaines sculptures sont plus réalistes et ont plus de facettes que d’autres, elles auront par conséquent plus de pièces à découper et nécessiteront plus de temps. La taille de la sculpture aussi influe. Un grand trophée de caribou par exemple aura automatiquement plus de pages et sera plus long à assembler (compter une quinzaine d’heure minimum) tandis qu’un petit modèle comme la tête de chihuahua sera plus rapide (cinq ou six heures). Cela dit, le papercraft est une activité manuelle, certains disent que c’est une activité thérapeutique, relaxante dont on devient vite « accro ». Elle a certes un objectif final (qui est de réaliser un objet en particulier), mais, pour moi, le processus d’assemblage est aussi un plaisir en soi et c’est pourquoi je ne compte pas les heures.


Il s’agit uniquement de pliage, ou colle-t-on des éléments ensemble ?

Non, il ne s’agit pas uniquement de pliage. Chaque modèle a un certain nombre de pièces qui se collent entre elles (grâce aux languettes).


Y a-t-il des différences de rendu selon le papier choisi ?

Le papier doit être cartonné, je recommande un grammage entre 200 & 300 GSM. Moi, j’utilise un papier de 260 GSM qui convient parfaitement pour ce type de création. Pour un grand modèle, je recommanderai plutôt un grammage d’au moins 240 GSM. Pour un petit modèle, un grammage plus fin peut convenir. J’ai vu des sculptures assemblées avec du papier de 160 GSM avec un résultat très correct. Par contre, du papier standard de bureau (75 / 80 GSM) ne conviendra pas car il gondolera. En termes de texture, j’utilise un papier lisse (couché) avec une légère brillance. Le papier photo ne conviendra pas car la colle n’adhérera pas. Il est également possible d’utiliser du papier de couleur, voir du papier à motif, l’essentiel étant qu’il soit épais.


Certains modèles, comme l’hippocampe qui semble sortir du mur, comportent de nombreuses couleurs. Sont-ils beaucoup plus compliqués ?

Non, l’assemblage n’est pas plus compliqué. C’est la personnalisation qui est ici plus longue. Une fois la sculpture de l’hippocampe terminée, c’est à vous de décider comment la décorer. Certains utiliseront du papier de couleur, l’assemblage sera donc la phase finale. D’autres pourront la peindre d’une seule couleur ou utiliser une peinture en spray (rien qu’ici il y a de nombreuses options : spray effet pierre, spray métallisée…). Ou encore, comme ce que j’ai fait pour plusieurs modèles, vous pourrez peindre ou coloriez chaque facette d’une couleur différente. Il y a ici plusieurs techniques avec plusieurs qualités de rendue. La plus simple sera de colorier chaque facette avec des crayons feutres. Sinon peindre la sculpture en blanc puis colorier chaque facette avec des marqueurs de couleur. Ou encore peindre chaque facette avec des peintures de couleur différentes. Chaque technique de personnalisation offre un rendu différent mais l’objectif est le même : avoir un objet unique.


Quels animaux ont le plus de succès ?

L’hippocampe a beaucoup de succès. Je pense que c’est en partie dû au fait qu’il soit en deux parties et qu’il donne l’impression d’émerger de l’eau ou de sortir du mur. C’est aussi parce que c’est un animal mystérieux et majestueux. Le chat sur la branche a beaucoup de succès aussi tout comme les chiens (schnauzer, bouledogue français, carlin, caniche, boxer…). Je reçois beaucoup de demandes de gens qui veulent leur chien en papercraft ! Sinon les classiques plaisent aussi : le trophée de cerf d’abord mais aussi l’éléphant, le rhino, le caribou, la licorne.


À partir de quel âge peut-on faire un tel trophée ? Quel est l’animal le plus simple ?

Par principe, je ne recommande pas le papercraft à des enfants de moins de 12 ans cela dit j’ai eu une surprise une fois lorsqu’une cliente m’a envoyé une photo d’un modèle difficile (un abat-jour) assemblé par son fils de 9 ans. Chaque modèle vient avec des instructions étape par étape conçues pour être les plus intuitives possibles. Je pense qu’il est important de bien lire ces instructions pour éviter des erreurs. Le papercraft demande de la patience et de la précision. Pour ce qui est des enfants, je recommande aux parents de jeter un œil de temps en temps voir de démarrer l’assemblage avec leur enfant. Le trophée d’éléphant est simple à assembler, le kangourou aussi.


Quels sont les projets d’Ecogami ?

Notre objectif est d’offrir une grande variété de modèles. Nous recevons régulièrement des demandes de modèles que nous n’avons pas créés mais malheureusement, nous ne pouvons pas satisfaire toutes ces demandes. Nous souhaitons aussi faire connaître cette activité au plus grand nombre de gens possible. C’est une activité amusante, créative et auto-gratifiante. Nous offrons des patrons gratuits justement pour que les gens puissent découvrir le papercraft.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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